LICRA Drôme – Racisme dans le volley-ball : ça suffit

Lors d’une rencontre de volley à Halluin (Nord), une joueuse du Club de Romans, Saly Camara, a été victime d’insultes racistes répétées de la part de joueuses et de l’entraîneur de l’équipe adverse ainsi que de spectateurs.

Le tout sous l’oeil indifférent du corps arbitral. « Ils m’ont traitée de «noire» et «sale noire» pendant tout le match  », a-t-elle témoigné au Dauphiné. L’entraîneur du club romanais a saisi la LICRA Drôme et son Président Pierre Pienek. La victime a déposé plainte et la LICRA se constituera partie civile.

Par ailleurs, Mario Stasi, président de la LICRA, va saisir la Fédération Française de Volley-ball et la Ministre des Sports, Laura Flessel, sur la nécessité de réagir fermement face à ces agissements racistes commis dans le cadre d’une compétition sportive. Il ne s’agit pas « d’incivilités » comme on entend trop souvent de responsables sportifs le dire mais de délits appelant une sanction pénale et une sanction disciplinaire. La nécessité de former les arbitres à prononcer les mesures adaptées pour mettre fin à ces dérives est aujourd’hui urgente.

Ces injures racistes, proférées contre Saly Camara font écho aux graves incidents qui ont ponctué le match de volley-ball de coupe d’Europe entre Tours et l’Olympiakos du Pirée à la faveur duquel des supporters grecs s’en étaient pris à l’attaquant camerounais de Tours, Nathan Wounembaina en poussant des cris de singe et en lançant des insultes racistes.  Après s’être plaint auprès de l’arbitre, c’est le joueur victime de ces injures qui avait été au final sanctionné par un carton rouge.

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