LICRA Marseille : retour sur le voyage scolaire au Parlement Européen

Le député européen et depuis peu président de Région, Renaud Muselier a accueilli 24 élèves au Parlement européen. Retour d’expérience pour les élèves du lycée Saint-Exupéry.

On connaît, depuis peu, un peu mieux le nouveau président de Région Les Républicains, mais sans doute beaucoup moins le député européen. En accueillant, il y a tout juste deux semaines au Parlement européen, 24 élèves du lycée Saint-Exupéry, un établissement de 1 800 élèves situé dans les quartiers Nord de Marseille, Renaud Muselier n’a pas simplement voulu présenter le fonctionnement des institutions européennes à Strasbourg. Le député a profité de cette rencontre pour insister sur un point : « La jeunesse a souvent le sentiment d’être délaissée et oubliée par les pouvoirs publics. En accueillant ces lycéens à Strasbourg, je souhaitais leur montrer que l’Europe n’est pas ce monstre institutionnel qui peut paraître éloigné de nos préoccupations quotidiennes. »

Les valeurs de tolérance de l’Europe

Les lycéens, qui ont pu échanger pendant une heure avec le député et assister à une séance plénière dans l’hémicycle, rapportent de nombreux souvenirs de cette visite. L’Union européenne n’est pas au programme de seconde, mais sera abordée l’année suivante en classe de 1ère. Frédéric Michalec, professeur d’histoire-géographie, avait organisé, mardi dans sa classe, un retour d’expérience de ce périple de deux jours à Strasbourg. Si ces élèves se sentent souvent éloignés des institutions, ils ont une vague idée des compétences et actions du Parlement européen.

« Au départ, rappelle leur professeur, l’Europe est un projet de paix, qui avait pour but de rapprocher la France de l’Allemagne. » Paradoxalement, durant leur séjour, les élèves ont posé beaucoup de questions sur l’élection présidentielle française et ont demandé à voir Marine Le Pen. Ces enfants des quartiers Nord, dont Lilia dira « qu’ils sont de gauche », voulaient interpeller la représentante d’un parti raciste sur sa façon de voir les choses.

Ce voyage a pu être organisé en collaboration avec la section marseillaise de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), dont son représentant à Marseille explique que ce projet, qui n’aurait pas pu avoir lieu sans le financement du Parlement européen, « est primordial pour les jeunes ». Le lycée a tout de même pris en charge l’avance des frais. « Le financement est souvent un obstacle à la réalisation de projets », enchaîne l’enseignant.

Pour beaucoup, cette incursion en terre européenne a été l’occasion pour la première fois de quitter Marseille. « Cela fait du bien de sortir de notre ville », souffle une élève, qui votera pour la première fois en 2019. Justement lors des élections européennes.

Écrit par Catherine Walgenwitz jeudi 1 juin 2017

 

Une réflexion au sujet de “LICRA Marseille : retour sur le voyage scolaire au Parlement Européen

  1. Issacovitch

    Catherine WALGENWITZ (C.W) est une journaliste de « LA MARSEILLAISE »,quotidien proche du P.C.
    Incompréhensible que les références exactes de l’article publié (et que j’ai transmises à la Licra National) ne soient pas mentionnées alors que le quotidien de Bernard Tapie, « LA PROVENCE » lui, profite d’un coup de « pub ». Je trouve déplorable qu’à Marseille la LICRA de plus en plus offre un angle faux cul sur sa communication, dont le point culminant est d’avoir faufilé au poste de Vice-Présidente de la Section cette élue de Gaudin convaincue voici un an d’une agression antisémite en public contre Madame Annie LEVY, élue d’un autre camp.
    Salutations, Vladimir ISSACOVITCH, adhérent de (13) Saint Victoret.

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