Témoignage d’un jeune militant de la Licra Rhône-Alpes

Le service civique, mon engagement citoyen

Après cinq années d’études où j’ai fini par obtenir un Master 2 en Droit public, je cherchais à occuper mon temps libre de manière productive et efficace ; tout en me laissant la possibilité de préparer des concours.. En recherchant les missions susceptibles de m’intéresser, je suis tombé sur l’offre de la LICRA et j’ai immédiatement voulu postuler. La perspective de sensibiliser des collégiens et des lycéens à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme pour le compte d’une association comme la LICRA constituait une réelle opportunité de combiner mon intérêt pour le droit, les politiques publiques et le secteur associatif : sur tous les plans, cette expérience me paraissait enrichissante. Après avoir effectué des études de droit et de sciences politiques, et plus spécifiquement de droit public ces deux dernières années, j’étais parfaitement conscient des enjeux soulevés par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et de la nécessité de leur prise en compte par les politiques publiques.

À l’issue de mon entretien avec Alain Blum, président de la section Rhône-Alpes, et Betty Revel, responsable de la Commission Éducation, j’ai pu me faire une idée plus précise du poste que j’aspirais à occuper. Après un premier mois qui m’a permis de me familiariser avec les outils et le fonctionnement des Commissions Éducation et Sport – où j’ai d’ailleurs pu me rendre compte de l’investissement remarquable des bénévoles de la LICRA – j’ai effectué ma première intervention dans un établissement scolaire. Techniquement, je ne suis pas intervenu puisque je ne suis pas habilité à le faire, mais j’ai accompagné une équipe en pleine mission de sensibilisation. Ça a été une expérience très enrichissante, que j’ai hâte de renouveler. Il y a quelques jours, j’ai également accompagné Martine Benguigui, responsable de la Commission Éducation, au Forum Santé Citoyenneté organisé par le lycée Édouard Branly. À nouveau, cette expérience s’est révélée très intéressante, elle m’a permis de me retrouver au contact direct des élèves ; si certains paraissaient timides, d’autres avaient des questions et des remarques souvent très pertinentes.

C’est grâce à ce genre d’événements et de situations qu’on réalise l’importance du rôle d’associations comme la LICRA, c’est-à-dire dialoguer pour faire réfléchir les plus jeunes – et les moins jeunes – aux dangers du racisme et de l’antisémitisme, sans pour autant leur imposer un mode de pensée. À travers les valeurs qu’elle véhicule, travailler pour la LICRA relève pour moi d’un engagement citoyen, ce qui est particulièrement important par les temps qui courent.

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